L'oeuvre du mois

René Ménard, Deux Naïades dans un parc

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L’œuvre du mois de juin est présentée par Elsa Le Jeune, agente d'accueil au musée !

René Ménard (1862-1930), Deux Naïades dans un parc, 1895, huile sur toile

Cette œuvre fait partie de mes nombreux coups de cœur de la collection permanente. La belle saison approchant, ce paysage reflète pour moi la douce chaleur d’un soir d’été. Le terme « naïade » signifie dans la mythologie grecque, « nymphe des eaux », ce qui ajoute un côté divin à la scène.

Deux femmes nues sont représentées dans un décor idyllique, au bord d’une rivière. L’une est assise sur l’herbe, les jambes allongées, les cheveux défaits sur sa poitrine, elle semble rêveuse. Tandis que l’autre, debout, nous tourne le dos, ramassant ses cheveux, le regard tourné vers la première. La nature de leur relation reste mystérieuse. Peut-être viennent-elles de se baigner et profitent de la chaleur pour se délasser. L’atmosphère qui se dégage de l’œuvre est aussi calme que l’eau de la rivière.

René Ménard est, dès son plus jeune âge, plongé dans le milieu artistique. À la fois classique et novateur, il admire les peintres de Barbizon, rencontrés dès son enfance, et renouvelle la peinture de paysage. Après des premières toiles inspirées de scènes bibliques ou mythologiques, ses paysages deviennent plus symboliques. Ils évoquent une Antiquité rêvée, transposant un répertoire de formes engrangées lors de ses nombreux voyages en Italie, en Grèce ou en Afrique du Nord.